Ces pourcentages apportent deux informations :
1 De la propriété de l’air chaud d’être plus léger que l’air froid, résulte que la plus grande part des déperditions se fait par l’intermédiaire des plafonds ou toitures.
2 Les exigences de ventilation des habitations modernes ont rendu la ventilation centralisée responsable de la deuxième source de perte de chaleur des logements ! Ce constat est consternant : en rendant la maison de mieux en mieux isolée et étanche, la ventilation centralisée prend la première place, parfois bien au-delà des 20% ci-dessus, des déperditions.
Des solutions pratiques et efficaces, été comme hiver, sont présentées dans « L’habitat durable, construire écologique et économique » (Edisud, 2008,2009).
A coté de la ventilation, l’isolation est la première source d’intervention pour diminuer les besoins énergétiques du chauffage de l’habitat.
Cet aspect représente l’enjeu n° 1 de l’habitat en France, dans le neuf comme dans l’ancien. C’est au niveau de la rénovation de l’ensemble de l’habitat existant que se situe une des premières sources d’économie énergétique du pays.
Soulignons qu’économiser une quantité d’énergie suscite un investissement dix fois moindre que de produire la même quantité d’énergie.
Pour parvenir à exploiter ce gisement d’économies d’énergie, des normes d’isolation thermique ont été définies sous le terme « RT », pour « réglementation thermique ». Actuellement, les logements sont régis par la RT 2005. Celle-ci sera ensuite remplacée par la RT 2010 puis par la RT 2020, dans l’objectif de diminuer toujours plus conséquemment la facture énergétique des logements. Le Grenelle de l’environnement a encore affiché des objectifs plus ambitieux.
A l'heure actuelle, la moyenne des logements français à une consommation énergétique (chauffage, eau chaude, rafraîchissement) en moyenne de 220 kw/m2.La RT 2005 en vigueur impose des consommations allant de 80 à 130 kw/m2. Ces chiffres constituent un minimum est sont d'ores et déjà dépassés.
L'investissement le plus sécurisant face à un avenir incertain est celui qui limitera au maximum les frais d'entretien, et en premier lieu les frais de chauffage. Diviser à l'avenir sa facture énergétique par 4 (passer de 200 à 50 kw/m2), soulagera fort sensiblement le budget des ménages.
Réglementations du Grenelle de l’environnement
Parvenir à des habitations ayant une consommation de l’ordre de 50 kWh/m²/an dans l’habitat neuf et de 80 kWh/m²/an dans l’habitat rénové à partir de 2012. Un label « Basse consommation » pour les constructions dont la consommation conventionnelle est inférieure à un seuil entre 30 et 50 kWh/m²/an est en cours de préparation. Mieux encore, construire des habitations « à énergie positive » : elles produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment, par l’installation de panneaux photovoltaïques ou de micro éoliennes.
Les habitations ayant recours aux énergies renouvelables (bois, soleil) bénéficieront de nouveaux labels : « Haute Performance énergétique, Energies renouvelables », pour les constructions économes en énergie et dont les consommations de chauffage ou d’eau chaude sanitaire sont assurées par une production par énergie renouvelable.
Parvenir aux objectifs du « Grenelle de l’environnement » n’est pas un défi théorique, mais une impérative obligation, en application des engagements de l’Europe de diviser par 4 ses émissions de gaz carbonique d’ici à 2050.
En pratique : Mesures à appliquer |