Eau de pluie, définition : eau non traitée et non destinée à la consommation humaine
Sites autorisés de recueillement des eaux de pluies : les toitures non accessibles au public, sauf opérations d’entretien et de maintenance Si la toiture est en amiante ciment ou en plomb, l’usage intérieur est interdit.
Usage extérieur : usages domestiques et arrosage. (hors fréquentation du public pour les jardins publics)
Usage intérieur : lavage des sols, eaux d’évacuation des wc Lave-linge sous réserve qu’un dispositif de traitement de l’eau soit installé et que ce dispositif soit déclaré auprès de la DASS. Cet usage est interdit dans les établissements de santé, sociaux, médicaux-sociaux et d’hébergement des personnes âgées, ainsi que dans les cabinets médicaux, dentaires, les laboratoires d’analyse médicale et les établissements de transfusion sanguine.
Normes à respecter pour les équipements
Réservoirs de stockage :
ils sont à la pression atmosphérique ; leur étanchéité doit pouvoir être contrôlée ; les parois intérieures doivent être inertes vis à vis de l’eau (ex : cuve en béton, cuve enduite à la chaux, polyéthylène, …) ; les réservoirs sont fermés par un dispositif sécurisé pour éviter tout risque de noyade ou de pollution ; les aérations doivent être munies de grilles anti-moustiques de maille de 1 mm maximum. L’ensemble du réservoir doit être accessible pour le nettoyage et doit pouvoir être vidangé.
Réservoirs de stockage pour un usage interne:
Ils doivent en outre être : équipés d’un dispositif de filtration des eaux en amont inférieur ou égal à 1 mm, non translucides et protégés contre les élévations importantes de température.
Dispositifs de raccordement et distribution
Le réseau d’eau de pluie doit être exclusivement indépendant du réseau d’eau potable : tout raccordement est interdit, sauf avec installation d’une disconnexion (répondant à la norme NF EN 1717)
L’arrivée de l’eau de pluie est située au bas de la cuve de stockage.
En amont, une grille de filtration doit avoir des mailles égales ou inférieures à 1 mm.
Une canalisation assurant l’évacuation des trop-pleins doit être prévue et équipée contre l’entrée d’animaux et d’insectes. En cas de raccordement avec le réseau d’eaux usées (ce qui n’est pas souhaitable, voire peut être interdit, voir partie 3), un clapet anti retour est obligatoire.
Raccordement à l’intérieur des bâtiments
Les canalisations de distribution à l’intérieur sont constituées de matériaux non corrodables (ex : polyéthylène) et sont repérables par des pictogrammes « eau non potable » placés aux entrées et sorties de vannes ainsi qu’aux passages des cloisons et murs.
Dans une même pièce, il ne peut y avoir simultanément des robinets distribuant des eaux d’origine pluviale et du réseau, sauf dans les caves, et autres pièces annexes de l’habitation.
Chaque robinet de soutirage (ou chasse de WC) alimenté par des eaux pluviales est accompagné d’un pictogramme « eau non potable ».
Les robinets de soutirage doivent être équipés d’un dispositif de verrouillage spécifique.
Entretien et surveillance des installations
Le propriétaire doit vérifier régulièrement l’évacuation des reflux de filtration, 2 fois par ans la propreté des équipements, la présence des pictogrammes de signalisation « eau non potable », 1 fois par an, nettoyer les filtres, vidanger, nettoyer et désinfecter les cuves, vérifier l’état de fonctionnement des vannes.
Il doit en outre établir et tenir à jour un carnet sanitaire. Sur ces derniers points ainsi que les obligations de contrôle du préfet : pour plus de détails, lire le J.O. du 29 août où l’arrêté a été publié.
Commentaires
Si ces mesures draconiennes de surveillance et contrôle destinées à la simple récupération de l’eau de pluie à usage non alimentaire étaient applicables avec une vigilance et des moyens proportionnels aux risques encourus pour les autres usages de l’eau, la France serait un paradis répondant aux exigences de l’écologiste le plus radical : aucune pollution, aucune décharge, aucun déchet, des eaux et des nappes souterraines exemptes de toutes traces de pollution …
Pour les personnes responsables, il ne reste plus qu’a mettre en pratique des dispositifs répondant à une norme rare, celle du bon sens : voir partie 3 ci-dessous.
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